SOS Adeline
Conseils
Libertinage, quand le plaisir de l'un devient l'obligation de l'autre
17 octobre 2026 • 7 min de lecture
"Adeline, comment savoir si une femme participe réellement à une rencontre libertine par envie ou simplement pour faire plaisir à son mari ? Et si, un jour, elle affirme avoir accepté ces rencontres sous son influence, qui risque d'en payer les conséquences ?"
Aujourd'hui, un complice de longue date est passé me voir et nous avons discuté de nos expériences libertines, comme nous aimons le faire de temps en temps. Il m'a raconté une rencontre récente avec un couple qui lui avait laissé un sentiment plutôt désagréable, car il avait eu l'impression que le mari exerçait une forte influence sur son épouse et qu'elle participait davantage pour lui faire plaisir que par véritable envie.
Je lui ai immédiatement conseillé de se méfier, car imaginons qu'un jour cette femme décide de porter plainte contre son mari, en expliquant qu'elle acceptait ces rencontres sous son influence. Que se passerait-il pour tous les hommes qui ont participé à ces rencontres ? Pourraient-ils être inquiétés à leur tour ?
Cette discussion m'a fait réfléchir, car après plus de vingt ans de libertinage, je constate qu'en 2026, certaines rencontres sont devenues beaucoup plus compliquées qu'autrefois, notamment lorsque le désir de l'un prend le dessus sur la liberté de l'autre.
Quand le mari décide pour sa femme
Dans le milieu libertin, j'ai rencontré énormément de couples heureux, complices et parfaitement épanouis, mais également des hommes qui organisent absolument tout, choisissent les partenaires, décident du déroulement des rencontres et parlent continuellement à la place de leur épouse.
Bien entendu, cela ne signifie pas automatiquement que la femme est sous influence, mais lorsqu'elle reste silencieuse, semble hésitante ou laisse systématiquement son compagnon répondre à sa place, personnellement, je commence à me poser des questions.
Ce n'est pas parce qu'un mari affirme que sa femme adore le libertinage qu'elle en a réellement envie ! Et ce n'est pas parce qu'elle a déjà accepté plusieurs rencontres qu'elle souhaite nécessairement continuer.
Il existe une énorme différence entre une femme qui participe librement pour partager le plaisir de son compagnon et une femme qui accepte parce qu'elle craint de le décevoir, de provoquer une dispute ou de mettre son couple en danger.
Qui parle vraiment pour qui ? Un silence n'est jamais un oui.
Quand une femme devient le projet de son compagnon
Pendant notre discussion, j'ai également évoqué deux situations concernant des influenceuses connues dans le milieu, dont certaines attitudes m'amènent à m'interroger, même si je ne prétends évidemment pas connaître ce qui se passe réellement dans leur intimité.
La première multiplie les rencontres, parfois avec de nombreux partenaires, et je me demande régulièrement si elle y trouve véritablement son plaisir ou si elle répond surtout aux attentes de son compagnon. Et si un jour elle réalisait qu'elle a accepté toutes ces expériences davantage pour lui que pour elle-même ?
La seconde situation concerne une autre influenceuse dont l'activité représente une véritable source de revenus pour son couple. Mais lorsque l'image d'une femme, ses rencontres et sa notoriété deviennent le gagne-pain de son compagnon, que se passe-t-il si elle n'a plus envie de continuer ?
À quel moment une femme cesse-t-elle d'être une partenaire libre de ses choix pour devenir un simple outil marketing au service des ambitions de son mari ?
Je ne porte aucun jugement sur ces femmes et je sais parfaitement que beaucoup adorent ce qu'elles font, mais je pense que certaines situations méritent que l'on s'interroge, surtout lorsque l'argent et la notoriété viennent s'ajouter aux attentes du compagnon.
Et si un jour elle portait plainte ?
C'est précisément là que je souhaite attirer l'attention de ceux qui participent à des rencontres avec des couples.
Imaginons qu'après plusieurs années, une femme se sépare de son compagnon et explique qu'elle participait à certaines rencontres parce qu'elle se sentait obligée de lui faire plaisir, qu'elle n'osait pas refuser ou qu'elle subissait une pression permanente.
Qui serait alors mis en cause ? Le mari qui organisait les rencontres ? Les hommes qui y ont participé ? Ceux qui ont filmé ?
Une plainte ne cible pas forcément une seule personne.
Une plainte ne signifie évidemment pas que tout le monde sera automatiquement reconnu coupable, car la responsabilité de chacun dépend des faits et des circonstances, mais les participants pourraient être interrogés, devoir expliquer leur comportement et, selon les éléments recueillis, se retrouver personnellement visés par une enquête.
Et contrairement à ce que certains imaginent, répondre simplement « Son mari m'avait dit qu'elle était d'accord » ne suffit pas nécessairement à écarter toute responsabilité.
La législation française précise que le consentement doit être libre, éclairé, spécifique, donné au préalable et qu'il peut être retiré à tout moment. Le simple silence ou l'absence de réaction ne permettent pas de considérer qu'une personne est consentante.
Autrement dit, participer à une rencontre en fermant volontairement les yeux sur des signes de pression peut avoir des conséquences autrement plus graves qu'une simple mauvaise expérience libertine.
Et croyez-moi, je pense que certains hommes devraient sérieusement réfléchir à cela avant d'accepter n'importe quelle rencontre sous prétexte que le mari leur affirme que tout va bien !
Pourquoi je suis particulièrement prudente avec les femmes
Pour ma part, j'ai adopté une règle très simple : je ne tourne pas avec des femmes que je ne connais pas personnellement et avec lesquelles je n'ai pas eu l'occasion de discuter suffisamment pour me convaincre qu'elles participent de leur propre envie.
Je ne veux pas qu'un mari me présente son épouse en m'expliquant qu'elle rêve de tourner avec moi si je n'ai jamais pu échanger directement avec elle, comprendre ses envies et m'assurer qu'elle se sent libre de prendre ses propres décisions.
Cela ne garantit évidemment pas de connaître toute la réalité d'un couple, mais je préfère renoncer à une rencontre plutôt que de découvrir un jour que j'ai participé à une expérience qu'une femme ne souhaitait pas véritablement vivre.
Deux envies qui se rejoignent — jamais une qui s'impose à l'autre.
Les conseils d'Adeline
Le libertinage a beaucoup évolué depuis mes premières rencontres, notamment avec l'arrivée des réseaux sociaux, des caméras et des enjeux financiers, mais une chose ne devrait jamais changer : chacun doit participer parce qu'il en a personnellement envie, et non parce que son compagnon ou sa compagne l'attend de lui.
Si vous rencontrez un couple, prenez le temps de discuter avec les deux personnes, soyez attentifs aux hésitations et ne considérez jamais que l'accord du conjoint remplace celui de son partenaire. Si quelque chose vous paraît étrange, mieux vaut renoncer que de prendre un risque inutile.
Et si vous êtes en couple, n'oubliez jamais que partager un fantasme ne signifie pas imposer ses envies à l'autre, même après vingt ans de vie commune et même si votre partenaire a accepté certaines expériences par le passé.
Car le jour où une femme décidera de raconter qu'elle participait à des rencontres sous l'influence de son compagnon, il ne faudra pas seulement se demander ce que risque son mari, mais également ce que risquent tous ceux qui ont participé en ignorant les signes qui auraient dû les alerter.
Personnellement, j'aime trop le libertinage pour le voir devenir une source de regrets, de souffrance ou de problèmes judiciaires.
Le véritable libertinage, ce n'est pas convaincre quelqu'un de participer. C'est partager une envie que personne n'a besoin d'imposer.
Une question à poser ?
Tu vis une situation particulière, tu ne sais pas à qui en parler ? Tu peux m'écrire anonymement par mail à
contact@adelinelafouine.com







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