Samedi matin, je pars de Lyon pour me rendre à Prague. J’ai choisi de faire le voyage en voiture, car Yoshi nous accompagne. Actuellement c’est hors de question que je le laisse à la maison, même si j’ai de nombreuses personnes qui m’ont proposé de le garder. Comme j’ai prévu de rester toute la semaine à Prague, le voyage de 1100 km depuis Lyon me semble faisable.

Samedi quand je passe la frontière tchèque, les médias annoncent de nouvelles restrictions en Tchéquie concernant la Covid. Ils parlent même de « lockdown ». Je commence à m’inquiéter. Est-ce que j’ai fait une bêtise en disant oui à la proposition de Legalporno pour tourner quelques scènes ? C’est trop tard pour faire demi-tour.

En arrivant à Prague vers 20h30, je me sens encore plus mal à l’aise car la ville est déserte, abandonnée. Tout est fermé, noir, personne ne se promène. On dirait une ville fantôme. À l’hôtel on m’informe que les restaurants et les bars ferment tous à 20h. Je n’ai donc pas d’autre choix que de chercher un supermarché encore ouvert et de pique-niquer dans la chambre d’hôtel. Une situation surréaliste.

Dimanche, je ne tourne pas encore. Je profite pour me promener et visiter les coins touristiques. Mais également en journée, la ville est désertée. Il n’y a pas de touristes. Même les lieux les plus attractifs à visiter sont déserts. Des milliers de restaurants ouverts en journée attendent les rares clients présents. Je me fais donc plaisir culinairement, mais « pas que », ce midi car ce soir ça sera de nouveau pique-nique à l’hôtel.

Pourquoi ai-je marqué mais « pas que » ? Vincent, sans doute fatigué, par le voyage a commandé du vin et par erreur a commandé une bouteille de Prosecco et une bouteille de rouge. Nous sommes surpris quand la serveuse a amené les bouteilles, mais nous avons décidé de garder notre commande telle quelle 🙂 Soyons fous !

Lundi, je n’ai rendez-vous que vers 15 heures pour le maquillage. La journée est longue, vu que la ville est plus ou moins fermée et que je ne veux ni ne peux manger avant le tournage. En général, je préfère avoir rendez-vous avant midi, afin d’entamer les scènes en matinée.

Sur place, l’accueil est chaleureux. Les personnes de la production et les acteurs sont très sympas, mais je dois attendre encore. Je me fais maquiller, une transformation toujours incroyable. Je ne sais jamais si je dois aimer ou non. D’un côté c’est chouette de se voir ainsi, d’un autre côté je me préfère au naturel. Surtout les faux cils et la grosse couche de font de teint me font toujours me sentir très bizarre. Au quotidien, j’aime me maquiller les yeux, parfois les lèvres, mais jamais la peau. La maquilleuse s’occupe de mes cheveux et s’étonne que ce sont entièrement les miens. Je rigole. Ben oui ! Je suis de la tête aux pieds naturelle, je n’ai même pas de faux ongles. Cela fait rire car je pense qu’elle n’en a pas l’habitude.

Ensuite, j’attends. J’attends. J’attends. Longtemps. Je dois attendre la fin d’une scène d’uro avec deux filles qui est en cours. Ma scène commencera seulement vers 18h30. C’est long et je me sens un peu mise à l’écart. En même temps j’ai l’habitude maintenant et je sais que sur les plateaux de tournages, il faut surtout avoir beaucoup de patience, mais le fait que je suis seule, sans Vincent et Yoshi, renforce peut-être un peu mon malaise …

La maquilleuse m’avais choisi comme tenue mon corsage rose et noir, que je possède depuis des lustres. Il a au moins dix ans. Malheureusement, pendant qu’attends, je décide de l’enlever pour avoir un peu plus d’air, et c’est pile-poil à ce moment-là que la fermeture éclair se casse. Décidément. Heureusement j’ai encore une autre tenue en rose dans ma valise. Je décide de mettre celle-là. De toute façon, elle sera vite enlevée [une grosse pensée à Joël qui me l’a offerte pour mon anniversaire].

Enfin c’est à mon tour de faire l’intro, qui consiste à un striptease et de jouer avec des toys en solo. Le producteur me demande si je veux essayer le gode en forme de bite de cheval. Oh là là, il est énorme. Il parait que jamais une fille avant moi n’a réussi à l’introduire. Il fallait donc que je passe par là. Je joue d’abord avec d’autres gros godes pour m’ouvrir le cul avant de l’essayer. Il entre facilement et il est très excitant à sentir. Mmmmh ! J’adore.

Après l’intro, j’ai droit à 5 mecs rien que pour moi. La scène est top. Je demande qu’ils me baisent bien fortement, qu’ils me crachent dessus, qu’ils me malmènent un peu. Les doubles anales pleuvent. Je me fais prendre quasiment que par double anal. Je me fais fister le cul et baiser avec une main et une queue en même temps le cul. La chatte, on oublie, c’est une scène 0% pussy.

Après la douche de sperme finale, je suis aux anges. C’était superbe, géniale et les mecs à la hauteur. J’ai un petit regret. J’aurais peut-être dû demander un double fist ou des choses encore plus folles, mais il est déjà tard. Je me dépêche de rentrer à l’hôtel retrouver Vincent et Yoshi.

Vincent a eu le temps d’observer pendant mon tournage les nouvelles tchèques, allemandes et françaises. Cela commence à être chaud partout. La Tchéquie annonce des restrictions à partir du lendemain, un confinement partiel. L’Allemagne impose une quarantaine pour les voyageurs venant de Tchéquie et la France annoncera mercredi de nouvelles mesures. Et si jamais l’Allemagne fermait sa frontière, au lieu de la quarantaine ? Comme nous sommes en voiture, nous devons traverser l’Allemagne pour rentrer. La situation nous inquiète, même durant la nuit.

Je me lève à 7 heures pour me réveiller sous une bonne douche, puis me maquiller car à 8 heures j’ai un interview par skype pour un quotidien suisse, qui va consacrer un article à mon livre « Fais-le bien, et laisse dire ». Puis à 9 heures je vais prendre un petit déjeuner. Je remarque qu’il n’y a plus que deux chambres occupées dans cet énorme hôtel. Tous les autres clients ont déjà fuit le pays. Avec Vincent, nous décidons donc spontanément de partir également aujourd’hui, afin de pouvoir rentrer à la maison sans soucis.

J’attends la rédactrice qui va m’interviewer …

Je suis très déçue et triste de devoir renoncer à la suite de mes tournages. Au lieu de trois scènes, je n’en aurai fait qu’une. Mais voilà, je pense que c’était la meilleure décision à prendre. En ce moment, la situation est vraiment très spéciale. Je vais me contenter les mois qui viennent de voyager en France et d’éviter de traverser les frontières. C’est de tout de façon plus raisonnable actuellement.

2 comments

  1. Toutes mes félicitations vont vers toi ma jolie Adeline, et je savoure de voir ton délicieux petit chien, tu en prends soin comme d’un enfant et j’y suis très sensible..
    Merci pour ce récit magnifique, pour tes photos toutes aussi séduisantes excitantes les unes que les autres, merci pour ce charmant visage que tu nous offre, merci tout simplement d’exister et d’être avec nous pour notre plaisir

    Bien à toi… avec toute mon admiration…
    Paloma

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