Le porno (ou la création de contenu pour adultes), c’est du cinéma, pas un mode d’emploi

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Forte de longues années d’expérience dans la sexualité et le libertinage, je suis là pour t’aider à y voir plus clair — sans tabou, et toujours dans la discrétion.
Tu as une question ? Un doute ? Une envie d’en parler ? Écris-moi à ask@sosadeline.com. Je me ferai un plaisir de te répondre avec bienveillance, honnêteté… et un brin de piquant, comme toujours.

Suite à la (re)publication du film « Gangbang ultra hard et trash chez Zavatrash », je souhaite prendre le temps de clarifier à nouveau un point essentiel.

Les films que je tourne, y compris les plus trash, les plus durs ou les plus dérangeants pour certains, ne sont que du cinéma. Outre le fait que j’y prends du plaisir, il s’agit de jeux de rôles entre adultes pleinement consentants, pensés, discutés et acceptés en amont par toutes les personnes impliquées.

Dans ces scènes, chacun joue un rôle. Un rôle qui s’arrête dès que la caméra s’éteint. Ce que vous voyez à l’écran n’est ni une norme, ni un modèle à reproduire, ni une représentation de ce qui est acceptable dans la vraie vie sans cadre, sans dialogue et sans consentement explicite.

Si je prends la parole aujourd’hui, ce n’est pas pour convaincre tout le monde d’aimer ce type de contenu, car chacun a ses limites et elles sont légitimes, mais c’est pour rappeler une chose fondamentale. Le fantasme, le porno (ou la création de contenu pour adultes) et la réalité sont trois espaces très différents, et les confondre peut être dangereux.

LE PORNO ET LA CRÉATION DE CONTENU POUR ADULTES NE SONT PAS UN MODE D'EMPLOI

Le porno, et encore plus le porno extrême, n’a jamais été un manuel de sexualité. Il met en scène des fantasmes, des excès, des rapports de domination joués, parfois de la violence simulée, souvent des situations volontairement exagérées.

Tout cela n’a de sens que dans un cadre précis, avec :

  • des adultes informés,
  • un consentement clair et renouvelable,
  • des limites définies,
  • des codes,
  • et la possibilité d’arrêter à tout moment.

Sans ce cadre, il ne s’agit plus de jeu, mais de violence.

LE CONSENTEMENT: LA BASE ABSOLUE (ET NON NÉGOCIABLE)

Je le répète depuis des années, dans mes vidéos, mes lives, mes articles, mes échanges privés, le consentement n’est pas implicite, il n’est pas automatique, il n’est pas permanent. Le consentement, c’est :

  • pouvoir dire oui librement,
  • pouvoir dire non sans se justifier,
  • pouvoir changer d’avis à tout moment,
  • être respecté immédiatement.

Dans mes tournages, je suis consentante à 200 %, mes partenaires aussi. Chacun(e) connaît le rôle qu’il/elle joue, et chacun(e) sait que ce rôle ne s’exporte pas dans la vie réelle.

Dans la vraie vie, personne n’a le droit d’imposer quoi que ce soit, sous prétexte qu’il l’a vu dans un film porno.

QUAND LA VIOLENCE N'EST PLUS UN JEU

Il est malheureusement vrai que certaines scènes montrées à l’écran existent aussi dans la réalité, mais sans consentement. Et là, il ne s’agit plus de fantasme ni de cinéma, ni de sexualité, il s’agit de violences sexuelles.

Aucune mise en scène porno, aussi explicite soit-elle, ne justifie une agression, une contrainte, une humiliation imposée, une pénétration non désirée ou une situation subie par peur, pression ou sidération.

Si quelque chose vous met mal à l’aise, vous fait peur ou vous fait souffrir:

  • ce n’est pas “normal”,
  • ce n’est pas “le jeu”,
  • ce n’est pas de votre faute.

À QUI S'ADRESSER EN CAS DE VIOLENCES SEXUELLES ?

Si vous êtes victime ou si vous connaissez quelqu’un qui l’est, vous n’êtes pas seul(e).

📞 En France

🌍 À l’international

  • Consultez les associations locales de soutien aux victimes
  • Parlez-en à un professionnel de santé ou à une personne de confiance

Demander de l’aide n’est jamais une faiblesse !

LES CONSEILS D'ADELINE

On peut aimer, ou ne pas aimer, le porno extrême. On peut être excité, choqué, curieux, mal à l’aise, toutes ces réactions sont valables, mais une chose ne doit jamais être floue:

  • Le porno est une fiction.
  • Le consentement est une réalité.
  • La violence subie n’est jamais un fantasme.

Si cet article permet de remettre un peu de clarté, de nuance ou de réflexion, alors il a rempli son rôle.

Prenez soin de vous, et prenez soin des autres.

2 Comments

  • heinnapp
    heinnapp , 27/01/2026 @ 16h17

    Well, you never tire of bringing up this fundamentally important topic over and over again, everywhere… in your blogs and posts, during your group chat. However, it’s definitely a good idea to devote an entire SOS article to it… and to get to the heart of a key point:

    Porn–and adult content in general–is just entertainment … and not a documentary of RL sex … and also not a guide to ‚better sex’ (although I’d argue, from own experience, that it can certainly help change attitudes, reduce inhibitions, stimulate fantasies, and thus–indirectly–greatly enrich RL sex… in the best case, at least… and your content is a prime example).

    Everybody knows and accepts: Cinema is bigger than (real) life! So, it’s clear to everyone that action movies depict a level of action (often violent action, btw) that is completely unrealistic…and yes, even “romantic” movies portray human relationships and love in an idealised and exaggerated way. That’s why it’s kind of strange that some people does not seem to understand that the same applies to porn content, too: it also does NOT show life (here: sex) realistically, but in many ways completely exaggerates it – and does so intentionally! And that’s especially true for extreme and/or ultra-hard porn!

    Just as no one would (or at least should) think of imitating the most daring movie action stunts (at least not without further ado, involving adequate preparation, training, experience, instruction, etc.), it should also be clear that the same applies to the most daring, extreme sex shown in porn. The distance between fiction and reality–and the problems to create an adequate framework to ‚realize‘ the fictional content–may in a certain way be even more pronounced in the latter case: By its very nature, extreme sex requires the participation of several–adult–people, and thus the framework has to include important psychological aspects like defining and percieving desires & limits (your own, but also those of others) and, above all, ensuring mutual consent.

    So, I admit that I have my changed my attitude to ‚extreme‘ sex & porn (not least because of your awesome ‘trash‘ content, I even became a fan of it!). But I am always aware that porn–and especially extreme porn–is a ‘work of fiction’… and that the greater-than-life sex shown there cannot (and should not) be implemented in RL … definitely not one-to-one but, in the best case, only to a limited extent and indirectly by sparking arousal and imagination!

  • Regis , 27/01/2026 @ 16h30

    Certe tu as raison…mais pour moi il y a une limite aussi,malheureusement avec ces vidéos,regardés par des jeunes qui n’ont aucunes visions,voir aucunes pratiques même!!!font que l’on se retrouve avec des violences sexuelles non consenties,voir des viols!!!mais..mais…vu que cela va vite maintenant,et qu’il y a plus de contrôle la dessus,la société est en perte de vitesse,tout va troooop vite!!!les parents n’ont plus de contrôle,au collège,lycée,tout ce partage en terme de vidéo,ils savent contourner avec des vpn..et j’en passe..bref…il n’y a plus de mots pour exprimer tout cela…c’est foutu pour moi..
    Regis,andrea et oskar..

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