Un abonné m’a fait découvrir l’année dernière le bar naturiste “La Petite Pause” à Joigny et m’avait, avec Anaïs, la gérante du lieu, organisé un après-midi mémorable. Depuis, j’avais très envie de renouveler l’expérience, mais Joigny n’est pas vraiment à côté du Cap d’Agde. Comme je passe la semaine à Paris, faire un petit détour pour m’y rendre devient tentant.
Sur la route de Paris, je dors à Dijon. Le matin, je me réveille tôt, déjà un peu nerveuse, car je sais que les conditions sur place demandent un minimum d’anticipation. Dans mon planning de préparation, je dois aussi tenir compte de Yoshi. Si je pouvais simplement m’occuper de mon organisation personnelle, ce serait plus simple, et je pourrais dormir plus longtemps. Mais c’est peut-être une bonne chose que Yoshi m’oblige à sortir et à profiter de l’endroit où je me trouve. Je fais donc une petite balade dans les ruelles de Dijon, et je prends même un thé en terrasse avant de retourner à l’hôtel pour finaliser ma préparation. C’est presque devenu un rituel pour moi.
La route entre Dijon et Joigny est encore assez longue. Je pars vers midi pour arriver vers 14 heures. Contrairement à la première fois, je sais exactement où se trouve le bar, dans une petite ruelle en pente de la vieille ville. En arrivant, un groupe de randonneurs passe devant l’entrée. Ce n’est pas le moment idéal pour une arrivée discrète. J’attends qu’ils s’éloignent avant de sonner.
Anaïs, la charmante gérante, m’ouvre avec discrétion. Je ne suis plus surprise par le couloir étroit et sombre qui mène au bar. Il y a déjà du monde entre quelques visages connus de la première fois, d’autres nouveaux. Une jeune femme, cliente habituée, vient me saluer. Il s’agit de Lina Luxa, qui crée également du contenu pour adultes. Nous échangeons quelques mots. Je lui propose de participer, mais elle m’explique que ce n’est pas vraiment son univers, qu’elle préfère les moments en petit comité. Cela me convient aussi de vivre l’expérience seule, et cela me permet de rester centrée sur mes propres sensations.
Je vais me changer dans la petite pièce à côté. Mon jean et mon sweat laissent place à des bas résille et des bottes en velours rouge. L’ambiance monte peu à peu. On sent que tout le monde est prêt.
Vincent reste, comme toujours, très discret. Il ne s’impose jamais. Je discute avec les participants et fais le tour pour saluer chacun. Il ne me rejoint qu’au moment où nous décidons de commencer. On prend quelques photos pour marquer le début, puis j’annonce que la rencontre est officiellement ouverte.
Les hommes présents sont des personnes « normales », libertines ou non, et comme la dernière fois, l’ambiance est très agréable, légère, respectueuse, mais aussi intense. La dynamique est simple, sans prise de tête, sans compétition ni démonstration inutile. Certains prennent leur temps, d’autres vivent l’instant plus rapidement et discrètement. Tout se fait sans pression, chacun à son rythme.
À un moment, l’énergie ralentit légèrement, comme une pause naturelle. C’est là que je propose à un abonné, également impliqué dans l’organisation, de relancer la dynamique avec un moment plus ciblé. Je me laisse guider par l’instant, sans rien prévoir à l’avance. Ces choix restent toujours spontanés, en fonction de l’ambiance, de mon ressenti et de mon envie. Cette parenthèse suffit à relancer l’énergie collective et à raviver l’enthousiasme des participants.
Anaïs circule discrètement pour prendre quelques photos destinées à son site. Je l’aperçois par moments, mais je suis surtout plongée dans mes sensations et mes émotions. Vincent, de son côté, fait de son mieux avec la caméra au milieu des corps. Je l’oublie souvent, me laissant porter instinctivement par le moment. Je reste avant tout une libertine, pas une actrice, et cela se ressent probablement. J’en souris en pensant à celles et ceux qui aimeraient ne rien manquer.
La rencontre se termine naturellement, sans que je puisse vraiment mesurer le temps passé. Peut-être près d’une heure, entièrement absorbée par l’instant. Ces moments font toujours perdre la notion du temps. Je me rafraîchis rapidement, puis prends le temps d’échanger tranquillement avec chacun. Un verre d’eau pétillante me fait le plus grand bien.
Après ce moment de détente, sur un coup de tête, je propose un second round. C’est assez rare pour moi. En général, je préfère vivre tout en une seule montée continue. Une fois la tension retombée, l’énergie est souvent difficile à relancer, mais pas ce jour-là.
Ce second moment fait particulièrement plaisir à un participant arrivé un peu plus tard. En petit comité, avec ceux qui ont encore l’envie et l’énergie de continuer, cette dernière partie devient une très belle conclusion à cet après-midi intense et riche en émotions.
Après un dernier verre d’eau, toujours pétillante, je reprends la route en direction de Paris, satisfaite et heureuse de ces moments partagés.
Mardi, j’avais initialement prévu une longue journée de collaborations avec un acteur et une actrice, mais je ne me sentais pas capable d’assumer cette journée après le déplacement à Paris et l’intensité de la veille. D’un commun accord, nous avons repoussé cette collaboration l’année prochaine.
Puisque j’étais déjà sur place, je décide tout de même d’organiser un rendez-vous avec un libertin pour un moment rapide. Le rendez-vous est fixé à 11h30, et j’avais été très claire sur l’horaire: 11h30, pas plus tard, car je ne voulais pas bloquer mon après-midi et souhaitais profiter de Paris. Lorsque je reçois un message vers 11h m’annonçant au moins 30 minutes de retard, voire davantage, je décide d’annuler. Pour moi, la ponctualité dans ce type de rencontre est une question de respect. Ce n’est pas dramatique en soi, mais cela empêche aussi quelqu’un d’autre, qui aurait pu se libérer, de profiter de ce créneau.
Comme je suis déjà prête, j’en profite pour utiliser le cadre agréable de la chambre d’hôtel et tourner deux vidéos en solo. L’une d’elles est déjà disponible sur mon blog abonnés, dans un style glamour, doux et sensuel.
Je me change ensuite et pars me balader au bord de la Seine, de Bercy jusqu’à Notre-Dame. La promenade est longue, mais elle fait un bien fou entre s’étirer les jambes, voir autre chose, se vider la tête. Je fais une pause dans un bistrot que je connais déjà, où je suis accueillie chaleureusement, tout comme Yoshi. Les restaurateurs qui aiment les chiens ont toujours un petit avantage avec moi.
Je retourne ensuite à pied à l’hôtel. Cette longue marche est parfaite pour digérer. Tant mieux, car Vincent a trouvé un libertin qui souhaite nous rendre visite à 18h. J’ai juste le temps de me changer, de me préparer, puis d’aller l’accueillir à l’entrée de l’hôtel. L’invité est ponctuel, bravo à lui. Il est souriant et très sympathique. Nous échangeons quelques mots, mais il sait pourquoi il est là et compte bien profiter du moment.
C’est un instant simple, agréable et parfaitement en phase avec mon énergie du jour. Le soir, je reste tranquillement dans la chambre pour faire le tour de mes réseaux, publier et répondre aux messages. Ces petites choses que l’on met de côté lorsqu’on est en déplacement.
Mercredi s’annonce long et intense. À la base, j’ai invité une créatrice de contenu parisienne à me rejoindre pour tourner des vidéos entre femmes. Il s’agit d’Irogenia, que je suis depuis quelque temps sur les réseaux et dont j’apprécie l’univers. J’ai pensé que le courant passerait bien entre nous, et je ne m’étais pas trompée.
Elle me réserve toutefois quelques surprises. D’abord, elle me propose que son compagnon, Doryann Marguet, l’accompagne. Je l’avais croisé lors de la cérémonie des Adult Awards à Bruxelles, où il avait remporté le prix du meilleur acteur gay de l’année 2025, et j’ignorais qu’il était bi et en couple avec Irogenia. Une belle surprise, que j’accepte sans hésiter.
Quelques jours plus tard, elle me parle d’un troisième participant, qu’ils connaissent tous les deux et qui se trouve par hasard à Paris au même moment, Maxime Horns. Je pensais qu’il était uniquement attiré par les hommes, mais il s’avère qu’il est, lui aussi, bi et en couple avec une femme. J’accepte également. Puis Maxime propose d’être accompagné du youtubeur Jordan Jules, qui réalise un reportage sur lui et sur les coulisses d’un tournage. La journée prend alors une dimension encore plus inattendue.
Cette configuration ouvre de nombreuses possibilités. Irogenia aime explorer un rôle plus affirmé, tandis que, de mon côté, je me laisse porter par l’instant, avec des idées, et parfois aucune à la fois. Je ne les connais pas encore, mais eux se connaissent déjà, et cela me rassure. Je sais qu’ils sauront créer une dynamique naturelle.
Ils arrivent tous avec un peu de retard, décidément, mais aujourd’hui le contexte est différent. Cela ne me dérange pas, même si l’attente fait toujours monter la tension.
Nous prenons le temps de discuter, et je découvre des personnes simples, accessibles, bien loin de l’image que j’avais pu me faire. Peut-être parce qu’il ne s’agit pas d’une rencontre spontanée, mais d’une collaboration, avec un objectif précis. La pression est un peu différente pour moi, mais je sens rapidement que nous allons aussi passer un très bon moment. Et mon intuition se confirme.
Nous ne passons pas des heures à définir un scénario. La discussion devient naturellement le point de départ. On échange sur nos envies, nos préférences, on présente quelques accessoires, on rit, et tout s’enchaîne de façon fluide. La scène se construit d’elle-même, sans coupures ni pauses. Un moment rare, où tout paraît simple et évident.
Les corps se rapprochent, les rôles évoluent, les interactions se croisent. L’énergie circule librement entre chacun, dans une dynamique mouvante et spontanée. Le temps file sans que personne ne s’en rende compte.
Jordan Jules filme discrètement les coulisses (sans capturer la scène elle-même) et réalise quelques interviews avant et après. Sa présence est naturelle, respectueuse, et apporte même une touche supplémentaire à l’expérience.
Je termine la journée épuisée, mais profondément heureuse d’avoir vécu un moment aussi intense et inattendu. Nous prenons tous une douche, puis restons encore un moment à discuter autour de boissons et de petites douceurs que j’avais prévues. Vers 19h, il est temps de se séparer. Le calme revient doucement, mais pour combien de temps ?
Je sors Yoshi et reprends une douche. Vers 21h, mes invités du soir arrivent. Chris et Enigma (ex-Pipa Chuby), accompagnés d’un complice. Pour être franche, je suis épuisée. Je me demande comment je vais trouver l’énergie de jouer encore ce soir. Vincent me glisse que je peux y aller plus doucement, mais je me connais et je connais aussi mes partenaires. Entre nous, impossible de rester dans la retenue.
À leur arrivée, Chris m’offre un t-shirt qui me fait éclater de rire. On commence tranquillement autour d’un verre, à discuter, à se retrouver. Puis Enigma me réserve une belle surprise. Elle a apporté une tenue en latex avec une cagoule intégrale et m’annonce qu’elle a envie de jouer avec moi ce soir. Je suis ravie, car cela faisait longtemps.
Elle avait mis de côté les tournages pendant un temps pour préserver sa vie privée, mais aujourd’hui, elle se sent prête à revenir, à sa manière. Le visage dissimulé, sans s’exposer, elle retrouve cette liberté. Et c’est bien elle, Enigma, ma complice toujours aussi audacieuse et imprévisible.
On prend quelques photos, puis tout s’enchaîne naturellement. Très vite, je retrouve son énergie, sa présence, cette connexion particulière entre nous. On partage un moment intense, complice, où les sensations prennent le dessus et où le temps semble s’effacer.
Nos deux complices observent d’abord, puis finissent par se joindre à nous. L’ambiance change, devient plus dense, plus vibrante. Les interactions se croisent, se mêlent, et je me laisse emporter sans chercher à tout analyser. Tout s’enchaîne dans un mélange d’énergie, de sensations et d’instants partagés.
Impossible de raconter chaque détail. Tout devient flou, comme une succession de moments où chacun trouve sa place, où les rôles évoluent naturellement. C’est intense, assumé, profondément immersif. Quelle soirée !
Normalement, j’évite de manger avant la journée du lendemain, mais cette fois, la fatigue me rattrape et je me laisse aller. On trinque, on échange encore un peu, puis chacun reprend sa route vers minuit.
Tu peux imaginer mon état, et encore plus celui du lendemain matin.
Je me réveille un peu vaseuse, et surtout avec des sensations encore très présentes. Quatre jours intenses, ça se ressent forcément, mais l’adrénaline de la journée à venir prend rapidement le dessus. Je me prépare, je sors Yoshi, puis je termine tranquillement ma mise en condition.
Vers 11 heures, je quitte l’hôtel pour aller boire un thé en terrasse, dans le café juste à côté, avant de me rendre à la Factory, à Bagnolet.
L’événement a lieu dans un magnifique studio photo que son propriétaire loue à l’organisateur « Derrière le rideau ». J’adore cet endroit lumineux, où l’intensité des expériences contraste avec une atmosphère élégante et soignée. Une forme de contraste que j’aime particulièrement.
Je me change, puis je fais encore quelques allers-retours aux toilettes, non pas par nécessité, mais simplement à cause de la nervosité qui monte. Elle s’intensifie encore à mesure que les participants arrivent, un par un. Combien sont-ils ? Je l’apprendrai plus tard, 38. Sur le moment, je perçois surtout une présence collective impressionnante. Je suis à la fois excitée, nerveuse, heureuse et un peu intimidée. Tout se mélange, et il devient difficile de penser clairement.
Je prends le temps de saluer chacun, comme toujours. C’est important pour moi. Nous allons partager un moment très intime, alors la moindre des choses est d’échanger quelques mots. Ce qui amuse souvent, c’est que je fais trois bises, et non deux comme à Paris.
Puis, sans vraiment m’en rendre compte, l’ambiance change. Le groupe se resserre, l’énergie circule, et je me retrouve rapidement au centre de cette dynamique. Ce début me permet de relâcher la pression et de me laisser porter.
Après un moment sur le parquet, on me guide vers le grand matelas installé au centre de la pièce. À partir de là, tout s’enchaîne. L’énergie monte, les interactions se multiplient, et je me laisse complètement immerger dans l’instant.
Ce que j’apprécie particulièrement, c’est que tout se fait de manière naturelle. La dynamique s’installe d’elle-même, chacun trouve sa place, et je veille simplement à ce que tout le monde se sente à l’aise, y compris les plus réservés. Parfois, un simple sourire ou une petite phrase suffit à relancer le mouvement.
Je crois que ce jour-là, tout le monde a pleinement profité du moment, mais surtout moi.
Les moments forts s’enchaînent, d’une intensité folle, aussi physiques que sensoriels. Je me laisse porter, je savoure, je profite et je me perds un peu. L’adrénaline monte, certains instants semblent suspendus. Je ressens cette chaleur, cette tension, cette énergie brute, comme un véritable déferlement sur mon corps.
L’ambiance est incroyable, au point que certains trouvent encore l’énergie d’aller plus loin que prévu. De mon côté, je suis épuisée, littéralement vidée mais profondément satisfaite. Un des participants, Master Slim, m’offre même une petite “finale” particulière sous la douche à sa manière.
Je me refais une beauté rapidement avec quelques lingettes, puis je retourne discuter et prendre quelques selfies dans mon état “après tempête”, décoiffée, fatiguée, mais heureuse. Je prends le temps de dire au revoir à chacun, bois un verre d’eau et souffle enfin un peu.
Découvre le teaser du gangbang
Je récupère Yoshi (qui dormait profondément sur un fauteuil), mes affaires, et nous reprenons la route en direction de Beaune. Je conduis, mais je sens rapidement un malaise monter. Entre la fatigue, le peu que j’ai mangé et le manque d’hydratation, mon corps proteste. Vincent prend le volant, et à l’arrivée à Beaune, ça va déjà beaucoup mieux.
À l’hôtel, je prends enfin une vraie douche, je me prépare, puis je sors savourer un superbe apéritif en terrasse à Beaune, avant de profiter d’un excellent restaurant gastronomique, Garum, pour clôturer cette semaine inoubliable.
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